lundi 27 juillet 2009

Otaries et manchots




Deux escales obligées: les otaries de Duiker Island (navigation mouvementée, the sea is rough), et les manchots de Boulders (Jérôme en parle aussi dans son blog Antarctique); que doivent penser ces animaux des foules de touristes qui se succèdent pour les observer ??

Architecture "Cape dutch"




Architecture coloniale afrikaner, solide, propre, fonctionnelle, à l'image de la vie rude des pionniers, devenus riches propriétaires terriens, mélange de style hollandais et victorien; les intérieurs sont austères, longues tables et décoration bourgeoise.


La ville de Stellenbosch conserve de nombreux édifices de ce style, certains transformés en musées: très touristique et charmant, tout ce blanc sous le soleil.


Mais ce qu'il faut savoir aussi, c'est que Stellenbosch se trouve au centre du pays afrikaner, et que de sa célèbre université sortent la plupart des théoriciens de l'apartheid et les extrémistes de tout poil...

samedi 25 juillet 2009

In vino veritas




A Simon's town (petit port dans la région de Capetown), un déjeuner mémorable; nous formons tous les cinq une table en terrasse, très joyeuse. La faute au Klein Constantia, bouteille brandie par Monique ? Faut dire que cet excellent vin est introuvable en Belgique... (j'en ai vu une fois aux Pays-Bas). Dans les assiettes, du homard et des calmars frits... Admirez le ventre satisfait de Raymond ? Ou de Toni ? Qui se reconnaîtra ?

Et les Huguenots apportèrent le vin...




Chassés par la Révocation de l'Edit de Nantes, 200 Huguenots français débarquèrent en Afrique du Sud et s'installèrent dans la région de Capetown, au lieudit Franschoek, le coin des Français. Leur savoir-faire fit fructifier les vignes que les Hollandais peinaient à développer. En échange, il leur fut interdit de parler français, et en l'absence d'instituteurs francophones, la langue devint l'afrikaner pour tous en moins de deux générations. Seuls subsistent les patronymes typiquement français, parfois adaptés au hollandais.


A Franschoek, on cultive le souvenir. Monument commémoratif, cimetière (avec noms français, parfois aristocratiques), musée huguenot. Ces protestants rigoureux maintinrent la lecture quotidienne de la Bible par le pater familias, vu la pénurie de pasteurs. Encore aujourd'hui, la religion est fortement implantée dans toutes les couches de la population.


Nous visitons l'entreprise viticole Spier (goûtez donc leur excellent vin blanc en vente au Delhaize), avec séance de dégustation; notre ami Toni pratique la chose avec le plus grand sérieux !!


Premier contact avec l'architecture cape dutch, ma foi très séduisante.

Garden route et courses d'autruche




Entre Port Elisabeth et Capetown, une région super touristique, baptisée la route des jardins, où l'on trouve un concentré de tous les charmes de l'Afrique du sud: la baie de Knysna, les plages chic, notamment celle de Plettenberg, le parc de Tsitsikamma, dont j'ai déjà parlé, et aussi Mossel Bay, une petite ville portuaire où Bartolomeu Diaz débarqua le 3 février 1488; l'endroit devait devenir l'escale des Portugais en route pour les Indes, où ils laissaient leur courrier... dans une chaussure; on peut admirer la reproduction de la caravelle de Diaz dans le musée local.


Tout est prévu pour le touriste dans cette région, mini-croisières, dégustation d'huîtres, petit train à vapeur, et même balade sous terre dans les grottes de Cango, le Han-sur-Lesse local. Le top (à mon avis) est la visite d'une ferme d'autruches; on nous y fait une conférence sur le commerce des plumes (à part les gilles de Binche, qui en veut encore ?) et on nous montre la nursery où justement un bébé sort de son oeuf. Perchés dans une tribune, nous assistons à un spectacle inédit: sorte de rodeo sur autruches, où ces volatiles réputés peu intelligents se laissent monter par leurs gardiens; quelques messieurs du groupe ne craignant pas le ridicule les imitent... A la boutique un choix d'oeufs d'autruche décorés à des prix qui me restent en travers de la gorge; je me contente d'un oeuf ordinaire qui a fait le voyage du retour sans se casser.

vendredi 24 juillet 2009

Ma chronique culinaire


Je suis sûre que vous l'attendez ! En fait, voyager en groupe, c'est surtout se retrouver autour d'un buffet ou... autour de la même assiette que le voisin! Un petit air de réfectoire de mes années d'internat...

En général, on tente de ne pas froisser les estomacs délicats des Européens et on leur sert une cuisine "internationale". Le contraire de ce que j'apprécie. En Afrique du Sud, l'ordinaire était plutôt classique. J'ai cependant aimé le poisson et surtout une préparation de calmar vraiment réussie. Huîtres, omelette d'oeuf d'autruche, viande d'autruche, intéressant, mais guère exotique. Le seul plat vraiment typique qu'on nous servit (et qui ne fit pas l'unanimité) fut le bobotie, une sorte de gratin de viande de boeuf. Personnellement, vous l'avez compris, j'ai adoré... A part cela, l'Afrique du Sud est le pays du braii, comprenez le barbecue ! (sport masculin universel)

Le biltong


Petit intermède culinaire... Le biltung est une recette de viande séchée mise au point par les Afrikaners au moment du grand trek. On en trouve partout, en petits sachets, préparé à partir de tous les animaux présents en Afrique du sud. Moi j'avoue que je me suis limitée au biltong de boeuf ! C'est très bon, bourré de protéines, ça se mastique comme des chips.

En fait c'est une nourriture de survie pratiquée par l'Afrique depuis la nuit des temps; j'en ai retrouvé au Mali, en Ethiopie. Sauf qu'en Afrique du Sud, c'est une véritable industrie.